Friday, February 18, 2005

 

Complexe Hezbollah


Nous savons tous que l'Orient est compliqué ; la diplomatie française ajoute : le Hezbollah est "une question complexe".

Selon le porte-parole du Quai d'Orsay, le 11 février 2005 :

'Michel Barnier s'est exprimé de manière détaillée sur cette question durant son voyage au Proche-Orient au début de la semaine. Il a expliqué que c'était une question complexe qui faisait l'objet de discussions entre les différents partenaires de l'Union européenne. Il a expliqué que c'était complexe parce qu'il y avait un aspect qu'il ne fallait pas oublier, c'est que le Hezbollah est aussi un parti politique impliqué dans la vie politique libanaise et qui a une représentation parlementaire. Le ministre a ajouté que nous étions également conscients de la sensibilité et de l'importance qu'on attachait à cette question en Israël et il a conclu que les discussions avec nos différents partenaires européens se poursuivaient sur cette question.'

Suite à ce que nous écrivions il y a deux jours dans ce blog, il apparaît que la France ne semble pas prête à revoir sa position sur le Hezbollah et à le faire classer, par l'Union Européenne, sur la liste des organisations terroristes, ce qui tendrait à indiquer qu'elle ne veut pas aller vers l'alignement total avec le Hezbollah. Mais les discussions se poursuivent.

À ce propos, on lisait hier dans les fils de presse :

The U.S. is also reportedly seeking to persuade the E.U. to list the Lebanese militia Hezbollah as a terrorist group. The E.U. is currently is divided on the issue, with France and several others still objecting to labeling it a terrorist group. The opponents argue the situation in Lebanon and the region is too delicate for abrupt changes in E.U. policy. "There are no indications an immediate consensus is emerging on Hezbollah ," said one E.U. diplomat on Thursday. Adding tension over the issue was Monday's killing of former Lebanese leader Rafik Hariri in a bomb attack. Many Lebanese accuse Syria and the Lebanese government of orchestrating the attack and Washington withdrew its ambassador from Syria, which is a patron of Hezbollah. The E.U. said this week that it sees no need - for now - to modify relations with Syria.

À suivre donc, encore.

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