Thursday, April 07, 2005
Il ne se passe toujours rien en Égypte
Sans grande surprise, cette information n'est pas reprise par les journaux français de jeudi : les magistrats égyptiens ont rejoint les rangs des partisans des réformes politiques en relançant leur revendication pour une réelle séparation des pouvoirs, menaçant de refuser de superviser les prochaines élections présidentielle et législatives.
Il apparaît ainsi clairement que la contestation au régime Moubarak se généralise, dans le contexte de la tenue prochaine des élections législatives et présidentielle dans le courant du dernier trimestre 2005. Hosni Moubarak n'a pas encore officiellement annoncé sa candidature. Les autorités ont annoncé leur intention de confier la supervision de ces scrutins à des magistrats égyptiens, en récusant la présence d'observateurs internationaux réclamée par l'opposition.
Or ceux-ci viennent de commettre un acte de rébellion : le "Club des Magistrats", équivalent du Syndicat de la magistrature, a soumis le 20 mars à l'Assemblée du Peuple (le parlement égyptien) un projet de loi pour garantir l'indépendance du pouvoir judiciaire, qu'il espère voir adopté avant la fin de la législature actuelle en juin.
"La question essentielle qui se pose actuellement en Egypte est celle de la démocratie et il ne peut y avoir de démocratie sans magistrature indépendante, honnête et compétente", a souligné Yahia Refaï, ancien président de la cour de Cassation, dans une déclaration à l'AFP.
Cette soudaine poussée démocratique en Égypte, pays phare du monde arabe, sous l'impulsion réelle du peuple est un événement fondamental que les "élites" françaises, diplomatiques comme journalistiques, ne veulent pas voir. Elle est pourtant beaucoup plus significative que les élections irakiennes (qui ont été décidées et organisées par les Américains) ou palestiniennes (qui faisaient l'affaire des Israéliens), sans parler des cosmétiques élections municipales en Arabie Saoudite. Quant au Liban, le "Printemps de Beyrouth" a été déclenché par le choc de l'assassinat de Rafic Hariri.

Il apparaît ainsi clairement que la contestation au régime Moubarak se généralise, dans le contexte de la tenue prochaine des élections législatives et présidentielle dans le courant du dernier trimestre 2005. Hosni Moubarak n'a pas encore officiellement annoncé sa candidature. Les autorités ont annoncé leur intention de confier la supervision de ces scrutins à des magistrats égyptiens, en récusant la présence d'observateurs internationaux réclamée par l'opposition.
Or ceux-ci viennent de commettre un acte de rébellion : le "Club des Magistrats", équivalent du Syndicat de la magistrature, a soumis le 20 mars à l'Assemblée du Peuple (le parlement égyptien) un projet de loi pour garantir l'indépendance du pouvoir judiciaire, qu'il espère voir adopté avant la fin de la législature actuelle en juin.
"La question essentielle qui se pose actuellement en Egypte est celle de la démocratie et il ne peut y avoir de démocratie sans magistrature indépendante, honnête et compétente", a souligné Yahia Refaï, ancien président de la cour de Cassation, dans une déclaration à l'AFP.
Cette soudaine poussée démocratique en Égypte, pays phare du monde arabe, sous l'impulsion réelle du peuple est un événement fondamental que les "élites" françaises, diplomatiques comme journalistiques, ne veulent pas voir. Elle est pourtant beaucoup plus significative que les élections irakiennes (qui ont été décidées et organisées par les Américains) ou palestiniennes (qui faisaient l'affaire des Israéliens), sans parler des cosmétiques élections municipales en Arabie Saoudite. Quant au Liban, le "Printemps de Beyrouth" a été déclenché par le choc de l'assassinat de Rafic Hariri.


