Tuesday, May 17, 2005

 

Pasqua connection



Quand la France a mené le front du refus de l'invasion de l'Irak, que les Etats-Unis tenaient tant à faire avec la bénédiction de l'ONU, bénédiction dont ils ont du se passer, les arguments pour justifier ce refus oscillaient entre l'humanitaire pur et dur et la posture gaullienne de Chirac, seul chef d'Etat occidental s'opposant à l'impérialisme américain.

Car la France a des valeurs. Et elle est prete à affronter la première puissance mondiale pour les défendre. Mais voilà, il se pourrait que la réalité soit un tout petit peu moins romantique. La mise en cause de Pasqua par le Sénat américain dans l'opération "Pétrole contre nourriture" viens suggérer autre chose. Rappelons que Pasqua a été un proche de Chirac. Il ne manque pas de le rappeler lui-même à la presse :

"probablement, on considère que je suis proche de Jacques Chirac et que je suis son conseiller. En me choisissant, on espère l'atteindre".

Autrement dit, les Américains cherchent à piéger Chirac par venageance ou pour toute autre raison. Mais il a aussi écrit au président de la République que :

"les autorités françaises auraient bien tort de prendre ces affaires à la légère"


(les deux citations apparaissent dans l'article du "Monde" sur le sujet) .

Ce qui peut aussi bien vouloir dire : Jacques, toi et moi savons ce qu'il en est, tu as interêt à me couvrir. Ce qui, en terme de politique de la France, se traduit ainsi : nous devions prendre la défense de Saddam Hussein car il nous avait acheté, et pour ne pas plonger, je parlerai si lui ne l'a pas déjà fait.

Invraisemblable, n'est-ce pas?

Quoique...



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