Sunday, June 05, 2005

 

Barah Mikaïl, expert et couillon


Avez-vous remarqué comme l'assassinat de Samir Kassir a définitivement cloué le bec de certains "experts" français qui, reprenant à leur compte les pires élucubrations de certains éditorialistes arabes un peu dérangés, avait laissé entendre, au moment de l'assassinat de Rafic Hariri, que :

-plusieurs pistes étaient à considérer
-que la piste syrienne n'était pas nécessairement la plus crédible et suivez mon regard pour savoir qui étaient les coupables les plus probables...

Ainsi Barah Mikaïl, expert à l'IRIS et dont la biographie est décrite comme suit sur le site de l'Institut :

cv_barah

Barah Mikaïl est chercheur sur le Moyen-Orient auprès de l'Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS). Il a été auparavant chargé de recherches au Secrétariat Général pour l'Administration (ministère de la Défense) et a également occupé le poste d'analyste sur les questions internationales auprès du magazine La Médina.

Arabisant, titulaire d'un DEA en Sciences politiques ainsi que d'un DESS en Coopération internationale, d'une maîtrise de Relations internationales et d'une maîtrise d'Arabe, Barah Mikaïl est actuellement doctorant en Sciences politiques à l'université de Lille II, où il prépare une thèse sur la politique américaine au Moyen-Orient de 1945 à nos jours.

Pas mal, non?

Voici ce que l'expert disait à chaud le 14 février, dans la foulée de l'assassinat d'Hariri :
Q : Selon vous, quelles pistes sont à privilégier ?

R : Bien sûr, tout le monde va se tourner vers la Syrie. Elle avait évidemment intérêt à se débarrasser d'un opposant à sa présence au Liban. Mais cela me semble trop gros pour être réaliste. Même intérêt et même réflexion avec le gouvernement libanais.

Une autre thèse pointe en direction du Mossad. Les services secrets israéliens ont tout intérêt à créer une déstabilisation politique du Liban. Il ne faut pas oublier qu'Israël est toujours de fait en état de guerre et avec le Liban et avec la Syrie.

Enfin, la dernière théorie mène à des groupes islamistes affiliés à Al Qaïda. Ces extrémistes veulent faire disparaître les Etats-nations pour instaurer le califat. La première revendication, diffusée sur Al Jazira, qui stigmatise Hariri comme d'un "agent infidèle" au service de l'Arabie saoudite, semblerait le confirmer. Mais il faut bien sûr être prudent. Pour l'instant, il est trop tôt pour se prononcer avec certitude.
Quelque chose me dit que, cette fois, le DEA-DESS-doctorant-arabisant-couillon de l'IRIS ne va pas se la ramener.

(Voir aussi l'article de Robert Fisk "So who murdered Samir Kassir?")

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