Saturday, June 18, 2005
Douste-Blazy apprendrait vite...
D'après Catherine Pégard, généralement "bien informée", comme on dit, Douste-Blazy pourrait nous surprendre :
Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'annonce de la nomination de Philippe Douste-Blazy comme ministre des Affaires étrangères n'avait pas été chaleureusement applaudie au Quai d'Orsay, où les diplomates déploraient "l'injustice" faite à Michel Barnier. On le décrivait en liberté surveillée, épaulé par Catherine Colonna, ministre déléguée aux Affaires européennes - ancienne porte-parole du président, elle est la coqueluche des chancelleries -, sous l'oeil de Dominique de Villepin lui-même, mais aussi de Maurice Gourdault-Montagne, le conseiller diplomatique très influent de Jacques Chirac.Surprenez-nous, M. Douste-Blazy, surprenez-nous!
Déjà le ton change. Si Philippe Douste-Blazy s'est présenté comme un « modeste médecin de province », ses interlocuteurs ont, dès les premiers jours, remarqué qu'il apprenait vite par une étonnante capillarité (mon petit Robert ne m'éclaire pas beaucoup sur le sens de ce mot : "État de ce qui est ténu comme un cheveu" ou "ensemble des phénomènes qui se produisen à la surface des liquides" ; si quelqu'un veut bien m'éclairer sur le sens du mot dans le contexte...) et qu'il avait une intuition peu banale des situations. Désormais, ils redoutent les avis qu'il ne manque pas de donner avec un naturel désarmant. S'ils ne le tiennent pas pour un expert chevronné, ses visiteurs comprennent mieux les raisons de sa nomination en observant ses facultés d'adaptation toutes politiques.

