Monday, August 22, 2005

 

L'axe anti-américain Chine-Iran-Russie-Venezuela


Il faut être aveugle pour ne pas voir, ces jours-ci, un axe stratégique Chine-Iran-Russie-Venezuela se constituer, contre les États-Unis.

Demain j'analyserai les conséquences de cet environnement stratégique en pleine évolution sur la politique de la France dans l'affaire de l'affirmation nucléaire iranienne, qui pourrait être la première grande bataille de l'axe anti-américain sous bannière chinoise. Comment la France va-t-elle se positionner?

Voici quelques faits récents relatifs aux activités de l'axe, très actif sur les plans militaire, énergétique et idéologique. (On pourrait citer également le soutien technique de Moscou au programme nucléaire iranien ainsi que la complémentarité énergétique sino-iranienne, faits mieux connus).
Il détient actuellement le « nerf de la guerre » et ne se prive pas de l'utiliser pour parvenir à ses fins : promouvoir son image de leader révolutionnaire continental ; offrir au Venezuela une place entre les deux géants brésilien et mexicain ; et cimenter autour de lui un bloc latino-américain contre les Etats-Unis. Hugo Chavez, président du Venezuela et véritable « poil à gratter » dans l'arrière-cour de Washington, profite aujourd'hui d'un pétrole à plus de 60 dollars.

Des initiatives qui ne plaisent évidemment pas à Washington. La Maison-Blanche n'appréciait déjà guère les liens très étroits entre Hugo Chavez et Fidel Castro ou le rapprochement ostensible de Caracas avec l'Iran et la Chine. Or Hugo Chavez vient de menacer les Etats-Unis de les priver du pétrole vénézuélien (1,5 million de barils par jour et quatrième fournisseur du marché américain) si l'administration Bush continuait à « agresser » son gouvernement. Quelques semaines après l'irruption, le 24 juillet dernier, de Telesur, réponse latine à CNN lancée par l'Argentine, Cuba, l'Uruguay et le Venezuela... et financée à 70 % par Caracas.
• On August 7, Venezuelan President Hugo Chávez formally suspended cooperation with the U.S. Drug Enforcement Agency, accusing its agents of espionage.
• Chávez is not alone in his distrust of the Bush administration; much of Latin America is rallying around him and becoming increasingly discontented with Washington’s undiplomatic policies toward the region.
A Chinese military delegation is expected to arrive in Tehran on Monday (la semaine dernière, NdR) and meet with high-ranking Iranian military officials.
The delegation will also visit the Army's units and military training centers in order to boost the two countries' military relations.The visit of the Chinese military delegation follows a meeting between the commander of the Iranian Army of the Islamic Republic and the Chinese military officials in 2002.
China has expressed interest in boosting military relations and cooperation with Iran.

Le maire de Téhéran de l'époque (un certain Ahamadinejad) a tenu les propos suivants lors de son discours de bienvenue :

"Iranian and Latin American nations struggle for freedom have led to victory and encouraged anti-colonialist uprising in other countries."

"Iran and Venezuela are two great countries in the two strategic regions of the world enjoying extensive material and human resources and reliable partners to each other".




Chavez et Ahmadinejad à cette occasion :


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