Wednesday, September 07, 2005
Le président malade, le conseiller diplomatique et la Syrie
Je donnerais cher pour savoir ce que Maurice Gourdault-Montagne et Jacques Chirac se sont dits, dimanche et mardi, quand le conseiller diplomatique a rendu visite au président hospitalisé.
MGM est un des très rares à avoir rendu visite (2 fois qui plus est) au président français. On comprend bien les visites de Bernadette l'épouse, Villepin le premier ministre ou Salat-Baroux le SG de l'Élysée. Mais qu'est-ce que Gourdault et Chirac avaient de si urgent à discuter? Il ne peut s'agir que d'une affaire de la plus extrême importance. On l'apprendra probablement dans quelques années... ce qui ne m'empêche pas d'émettre une hypothèse : c'est le Levant qui préoccupe Chirac, même malade.
Chirac s'implique en effet personnellement sur les questions libanaises et syriennes depuis de nombreuses années mais son intérêt et sa passion sont décuplés depuis l'assassinat de son cher ami Hariri.
De plus, on arrive à un moment critique où les résultats de l'enquête onusienne sur l'assassinat de Rafic Hariri vont être dévoilées. Ils auront des conséquences très importantes au Liban mais aussi en Syrie : le sort du régime baasso-alaouite pourrait s' y jouer.
On sait déjà que 4 généraux libanais pro-syriens (qui constituaient le pivot du système sécuritaire mis en place par la Syrie pour asseoir sa tutelle sur le Liban, jusqu'à son retrait) ont été arrêtés par la justice libanaise suite aux premiers résultats obtenus par Detlev Mehlis, le chef (allemand) de la Commission d'enquête internationale mise en place par l'Onu. On sait aussi que la percée de l'enquête est venue d'un transfuge syrien très proche des cercles du pouvoir à Damas puisqu'il s'agissait du directeur de cabinet du chef des Renseignements militaires. On sait enfin que l'enquêteur allemand pourra finalement se rendre à Damas le 10 septembre pour y poursuivre son enquête, les autorités syriennes ayant fini par céder face aux pressions internationales.
Il y a donc en ce moment des questions de la plus haute importance à régler qui nécessite l'arbitrage de Chirac lui-même. Les résultats de l'enquête pourraient révéler une implication au plus haut niveau de l'État syrien dans l'assassinat d'Hariri. Cela pourrait-il précipiter la chute du régime syrien? Ou bien, sous la pression, et en échange de la survie de son régime, Assad serait-il contraint de changer radicalement son comportement, c'est-à-dire laisser vraiment le Liban tranquille, cesser tout soutien au Hezbollah et rompre son alliance avec l'Iran. Selon certains, on négocie de tout cela en ce moment même. Seul Chirac, même malade, décide de ces choses-là. Personne d'autre.
MGM est un des très rares à avoir rendu visite (2 fois qui plus est) au président français. On comprend bien les visites de Bernadette l'épouse, Villepin le premier ministre ou Salat-Baroux le SG de l'Élysée. Mais qu'est-ce que Gourdault et Chirac avaient de si urgent à discuter? Il ne peut s'agir que d'une affaire de la plus extrême importance. On l'apprendra probablement dans quelques années... ce qui ne m'empêche pas d'émettre une hypothèse : c'est le Levant qui préoccupe Chirac, même malade.
Chirac s'implique en effet personnellement sur les questions libanaises et syriennes depuis de nombreuses années mais son intérêt et sa passion sont décuplés depuis l'assassinat de son cher ami Hariri.
De plus, on arrive à un moment critique où les résultats de l'enquête onusienne sur l'assassinat de Rafic Hariri vont être dévoilées. Ils auront des conséquences très importantes au Liban mais aussi en Syrie : le sort du régime baasso-alaouite pourrait s' y jouer.
On sait déjà que 4 généraux libanais pro-syriens (qui constituaient le pivot du système sécuritaire mis en place par la Syrie pour asseoir sa tutelle sur le Liban, jusqu'à son retrait) ont été arrêtés par la justice libanaise suite aux premiers résultats obtenus par Detlev Mehlis, le chef (allemand) de la Commission d'enquête internationale mise en place par l'Onu. On sait aussi que la percée de l'enquête est venue d'un transfuge syrien très proche des cercles du pouvoir à Damas puisqu'il s'agissait du directeur de cabinet du chef des Renseignements militaires. On sait enfin que l'enquêteur allemand pourra finalement se rendre à Damas le 10 septembre pour y poursuivre son enquête, les autorités syriennes ayant fini par céder face aux pressions internationales.
Il y a donc en ce moment des questions de la plus haute importance à régler qui nécessite l'arbitrage de Chirac lui-même. Les résultats de l'enquête pourraient révéler une implication au plus haut niveau de l'État syrien dans l'assassinat d'Hariri. Cela pourrait-il précipiter la chute du régime syrien? Ou bien, sous la pression, et en échange de la survie de son régime, Assad serait-il contraint de changer radicalement son comportement, c'est-à-dire laisser vraiment le Liban tranquille, cesser tout soutien au Hezbollah et rompre son alliance avec l'Iran. Selon certains, on négocie de tout cela en ce moment même. Seul Chirac, même malade, décide de ces choses-là. Personne d'autre.

