Friday, September 30, 2005

 

L'hébreu, mal-aimé du Quai d'Orsay, prend sa revanche


Le début de la fin de la "rue arabe" du Quai d'Orsay?

La revue de presse de l'Ambassade de France en Israël du 29 septembre signale un article du Yediot Aharonot selon lequel les diplomates français sont « séduits par l'apprentissage de l'hébreu ».
« Une nouvelle ère s'ouvre dans les relations franco-israéliennes, qui ont connu ces dernières années de graves crises : l'hébreu est l'une des langues les plus populaires auprès des diplomates français souhaitant apprendre une langue étrangère », écrit le quotidien.

Selon le journaliste, « de nombreux jeunes diplomates s'inscrivent aux cours d'hébreu pour accroître leur chance de servir à Tel Aviv, l'un des postes les plus convoités en raison de l'atmosphère qui y règne et des divertissements qu'offre la ville. »

L'hébreu revêt un intérêt supplémentaire, indique le quotidien : « en maîtrisant la langue hébraïque, vos chances d'être muté à Bagdad ou à Kaboul s'amenuisent, ce qui est en soi, équivaut presque à une assurance vie.

Quelle revanche pour l'hébreu, dont le mépris est institutionnalisé au Quai d'Orsay!

Saviez-vous que pour être recruté dans le cadre du concours d'Orient, il faut absolument bien maîtriser une langue "orientale" parmi 10 langues obligatoires :
J'ai dû chercher dans le dictionnaire pour apprendre, inculte que je suis, que l'amharique est la langue officielle de l'Éthiopie, que le peul est parlé par les... Peuls, en Afrique de l'Ouest et que le swahili est une langue bantoue parlée au Kenya et en Tanzanie. Quant au haoussa, au mandingue et au yorouba, mon petit Robert ne les connaît pas plus que moi...

Le grand absent de cette hallucinante liste est bien sûr l'hébreu (et il faudra bientôt y rajouter le kurde, espérons-le) classé parmi les langues facultatives (un peu comme la troisième langue au bac, ça peut toujours faire quelques points en plus). Pour dire les choses clairement : si on veut empêcher des hébraïsants de réussir au concours, on ne s'y prend pas autrement.

Il est temps que cette aberration prenne fin.

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