Sunday, October 16, 2005

 

Boidevaix, Mérimée et Guillet à Bagdad en mai 2002


Il apparaît de plus en plus clairement que Jean-Bernard Mérimée était bien en retraite du Quai d'Orsay en 2001, au moment des faits qui lui sont reprochés (et qu'il a avoué). Cette retraite remonte à 1998 ou 1999. Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères entre 1997 et 2002, a en effet confirmé au Figaro la lettre de "mise à garde" envoyée en septembre 2001 par son administration à Mérimée et Boidevaix, attirant leur attention sur «la nécessité de veiller à ce que leurs activités privées n'engagent qu'eux-mêmes». Cette lettre n'a bien sûr de sens que si Mérimée avait bien cessé d'être à l'emploi du ministère. Ce que confirme d'ailleurs sa fiche Who's who.

Reste que ce Mérimée reste mystérieux, très mal connu. Dans ce même article du Figaro par exemple, une erreur est commise par le journaliste qui y suit l'affaire.
A la différence de Jean-Bernard Mérimée, Serge Boidevaix affichait ouvertement des positions favorables à l'Irak et militait pour l'allégement du régime de sanctions imposées à Bagdad après la guerre du Golfe.
Et non, M. Barluet. Figurez-vous qu'en mai 2002, le retraité de l'administration française Jean-Bernard Mérimée, élevé trois ans plus tôt à la dignité d'ambassadeur de France, ayant fini sa mission de "conseiller spécial" de Kofi Annan à peine trois mois plus tôt (février 2002), se trouvait à... Bagdad en compagnie de... Serge Boidevaix et Bernard Guillet. Qu'y faisaient les trois larrons, aujourd'hui co-mis en examen par le juge Courroye dans la même affaire? C'est écrit dans l'Express du 16 mai 2002 :
L'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj et l'extrémiste russe Vladimir Jirinovski étaient, parmi d'autres, les invités d'honneur, du 7 au 9 mai, d'un forum qui, tous les six mois, rassemble à Bagdad les adversaires de l'embargo imposé depuis douze ans à l'Irak. Côté français, on notait la présence de Serge Boidevaix, ancien secrétaire général du Quai d'Orsay, désormais consultant d'un géant néerlandais du trading pétrolier, Jean-Bernard Mérimée, ex-ambassadeur de France auprès de l'ONU, et Bernard Guillet, ex-conseiller diplomatique de Charles Pasqua. Plusieurs participants ont refusé de voter la résolution finale qui, à la demande de la délégation serbe, exigeait la libération de Slobodan Milosevic.

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